la mort

 

 

 

 

LA MORT

 


« La grande question »- Wolf ERLBRUCH- édition être- 2003


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Pourquoi est-on sur la terre ? Grande question, n’est-ce pas ! Tellement grande qu’on n’ose la poser, ce qui ne veut pas dire qu’on ne peut pas tenter d’y répondre. Wolf Erlbruch nous donne ici les avis, subjectifs et variés, d’un chat, d’un chien, d’un pilote, du chiffre 3... Ouvrant ainsi les horizons grisants de la diversité et de la complexité. Le canard n’a pas de réponse et il le dit, la pierre est là « pour être là » et la mort sait qu’on est sur terre pour aimer la vie... La tendresse est là aussi, avec la réponse du père, ou celle de la mère qui pourrait clore l’album, si l’auteur n’interpellait in fine son lecteur pour qu’il trouve, en grandissant, ses propres réponses. Le petit bonhomme dessiné sur la couverture semble tenir en équilibre sur une forme arrondie qui pourrait être le sein maternel... ou la terre... et ses petits bras se mesurent à l’infini, lui permettant d’embrasser l’univers et de s’approcher du rien et du tout.

 


« Cet été-là : Ernest et Célestine »- Gabrielle VINCENT- Casterman- 1995

                        = la disparition du à la maladie

 


« Nulle part, partout »- Gaëtan DOREMUS- Jeunesse- 2008


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Ils ont fouillé les buissons, les collines et les plages ; Ils ont scruté les mers, la bleue, la rouge, la noire. Ils l'ont cherché dans le ciel, dans les étoiles Et les nuages... Ils n'ont pas trouvé, il n'est nulle part... Pourtant, partout son souvenir demeure...

                        = traite de la mort et du soutien, du deuil pour des copains

 


« Un paradis pour petit ours »- Dolf Verroen- Wolf ERLBRUCH- milan jeunesse- 2003


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Petit Ours est très triste car son grand-père vient de mourir. Comme sa maman lui a dit que Papi Ours est allé au paradis, Petit Ours veut le retrouver et part à la recherche de ce lieu mystérieux. Cet album traite avec intelligence, humour et sérieux le thème de la disparition d’un être cher.
A partir de 4 ans.

                        = évoque la mort d’un grand père

 


« Le canard, la mort, la tulipe »- Wolf ERLBRUCH- Joie de lire- 2007


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Curieuse rencontre que celle d’un canard et de la mort. « - Viens-tu me chercher ? » lui demande le canard. La mort ne lui répond pas vraiment. La discussion est ouverte. Le canard lui fait part de son inquiétude. Les deux protagonistes échangent à propos de ce grave sujet. Ils ont des choses à faire ensemble. Le canard emmène son « amie » à l’étang, propose même de la réchauffer. Mais la vraie question demeure et le dialogue continue sans donner vraiment de réponse. Une chose est sûre, la fin est inéluctable. Le canard sans vie est déposé délicatement par la mort sur la rivière. Elle lui confie sa tulipe dont la couleur violette est symbole de transformation, de passage. Alors commence pour le canard un voyage dont le livre ne nous dit rien…
Nous sommes loin des collages de Wolf Erlbruch. Le canard est stylisé, la mort délicate et coquette, le décor dépouillé. La simplicité des images contraste avec la gravité du sujet qui est traité d’une manière extrêmement subtile. Un chef d’œuvre !

Wolf ERLBRUCH est né en 1948 à Wuppertal. Il est professeur de dessin graphique et d’illustration à l’Ecole des beaux-arts de l’Université de Düsseldorf. Comme illustrateur de livres pour enfants, il s’est fait connaître par De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête, chez Milan. Il est devenu l’une des figures incontournables de l’illustration pour la jeunesse. Les éditions La Joie de lire ont eu le privilège de le publier à plusieurs reprises. Il a été honoré par de nombreux prix. Wolf Erlbruch vit avec son épouse et son fils Leonard à Wuppertal.